Enfin nous étions en route vers ce mythique canal du Midi tant attendu. Il faisait beau, une légère brise adoucissait les rayons brûlant du soleil.
Puis notre petit groupe de dix sommes arrivés sur les berges du canal, accueillis très chaleureusement par Loïc, Véronique et Ludwig. Enfin, nous nous rencontrions après plusieurs mois d’organisation du voyage. L’occasion m’était enfin donnée de les remercier très vivement pour leur gentillesse, leur écoute, leur disponibilité. Ils ont a chaque appel téléphonique fait le maximum pour apporter un confort supplémentaire ou un conseil à mes interrogations.
Nous avons ensuite pris possession de nos cabines ; confortables, bien équipées. Certains amis un peu plus favorisés que d’autres, car équipées de sanitaires privés et d’autres non. Mais pas de rancune, pas de critiques chacun s’adaptant à l’espace confié. Je les en remercie très vivement.






Comme un long fleuve tranquille le Canal du midi nous a porté sur 70 kilo-mètres à travers la campagne d’Occitanie. Nous avons fait une halte au Somail et visité une librairie gigantesque, achalandée de livres d’occasion divers, insolites, sur des étagères à donner le vertige ; sans oublier une glace savoureuse et bienvenue par cette chaleur… Puis la péniche s’est arrêtée à Capestan pour la nuit et les plus courageux ont emprunté hardiment les pas des premiers pour se rendre jusqu’au village…



On n’arrive pas à nos âges sans petits bleus à l’âme, sans bobos embêtants ;
Alors la douceur de déplacement du bateau, nous a conduit pendant trois jours hors du temps. Nous pouvions faire une pause dans la précipitation de nos vies. Le regard perdu dans le camaïeu de vert du rivage et de la campagne environnante, nous avons oublié ce qui fait notre commun journalier et puisé dans cette lenteur un souffle bénéfique. Point d’ennuis dans cette lenteur. Au moment de quitter la péniche, tous m’ont dit : on avait besoin de cette pause, cela m’a fait du bien, j’ai tout oublié, c’était super bien.
Nous nous sommes remplis les yeux sous l’ombre fraîche des Pins parasols, de cette végétation abondante d’arbres et plantes entremêlées, de ce chemin de halage sur lequel trois de nos amis ont fait du vélo, gracieusement prêtés par Loïc (qu’il en soit remercié).
Ce dernier ou bien Véronique commentaient un lieu, racontaient les légendes du tunnel du Malpas, attiraient notre attention sur tel ou tel passage, expliquaient certaines contraintes du Canal ou de la péniche…
Il y a même quelques amis audacieux, s’exerçant sur les conseils et le contrôle de Ludwig, qui ont pris la barre et tenté (avec succès) de diriger la péniche.
Merci à Nadia, Ncar, Andrée, Josiane, Josy, Jacquie, Françoise, Marc pour avoir participé gentiment à toutes les taches nécessaires au bon fonctionnement du séjour.
Merci à Michel et Marc nos deux chauffeurs pour nous avoir conduit avec le sourire et efficacité,
Grand, grand Merci à Loïc, Véronique et Ludwig pour avoir été à l’écoute de chacun de nos besoins et pour avoir fait de ce week-end ces moments joyeux, conviviaux et chaleureux qui resteront dans nos mémoires. Merci encore et encore de ce « super apéro » que vous nous avez offert ; moment délicieux de dégustation et d’amitié sur le pont à la fraîcheur du soir.
Oups ! J’allais oublier que trois journalistes et cameramen TV ont passé toute la journée du vendredi sur la péniche ; filmant sans relâche nos hôtes, la péniche et sans doute nous aussi. On verra s’ils n’ont pas trop coupé, lors de la diffusion de l’émission « Des racines et des ailes » au mois de novembre ou décembre 2026.
Anne-Marie









